vendredi 11 février 2011

Suppression de postes, lettre à Mr le Ministre de l’Intérieur

Amnéville-les-Thermes, le 26 janvier 2011



Monsieur le Ministre,

Dans le cadre de votre politique de suppression de postes de fonctionnaires dans toutes administrations à tous les niveaux, j’ai l’honneur de vous faire part de quelques réflexions provenant de mon expérience personnelle, comptabilisant 45 ans de mandat de maire.

Aussi, personnellement, je pense qu’il faut toujours veiller à conserver le maximum de fonctionnaires qui sont réellement au service du public.

En revanche, il est nécessaire de dépoussiérer les niches où s’agglomèrent des fonctionnaires improductifs dont le seul travail consiste à « emmerder les autres ».

En 45 ans de mandat de maire, je n’ai jamais été confronté à autant de fonctionnaires de la préfecture qui, à longueur de semaines, inspectent à la loupe tous les actes administratifs pris par ma commune.

Ces fonctionnaires inutiles espèrent ainsi justifier leur salaire par l’emploi de procédures d’inquisition.

J’ai récemment découvert un nouveau service, rattaché au Ministère de l’écologie s’appelant ONEMA.

Les fonctionnaires de ce service se sont distingués en accusant le pôle thermal de polluer un ruisseau qui n’existe pas et qui n’a jamais existé.

Par ailleurs, ils auraient découvert, par le biais d’un enregistrement sonore l’existence de tritons et de crapauds sur l’ancien crassier de la sidérurgie, espèces en voie de disparition.

Evidemment, l’ONEMA a tenté de stopper un vaste chantier d’aménagement de lotissement prévu sur l’ancien crassier sous prétexte qu’il fallait absolument préférer l’environnement de ces espèces protégées qui avaient élu domicile sur le crassier.

De même, l’ONEMA aurait découvert de l’arsenic et des métaux lourds sur ce crassier et les fonctionnaires ont donc émis des réserves sur l’aménagement de ce même lotissement.

Parallèlement, une société privée agréée a préconisé officiellement un confinement du site par un apport de 30 cm de terre végétale.

Ainsi donc, cette pléthore de fonctionnaires a créé sur le crassier d’Amnéville une situation guignolesque, invraisemblable.

En effet, d’un côté, il faut préserver les tritons et les crapauds qui se complaisent sur un crassier pollué par des métaux lourds, et de l’autre côté, les mêmes fonctionnaires recommandent le confinement de l’ensemble des terrains, ce qui élimine les tritons et les crapauds.

Ainsi donc, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, dans le cadre de la suppression indispensable des postes de fonctionnaires, je vous suggère de diligenter une enquête sur toutes les niches de fonctionnaires pléthoriques inutiles qui « emmerdent les élus »…

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de très haute considération.




Docteur Jean KIFFER
Ancien Député
Conseiller Général de la Moselle
Maire d’Amnéville

jeudi 10 février 2011

Des pressions dénoncées aux prud’hommes de Metz

Dans un courrier au parquet de Metz, une conseillère prud’homale indique comment un président de section aurait essayé de lui faire changer une délibération favorable au maire d’Amnéville. Une enquête judiciaire est ouverte.

L’embarras s’est invité à tous les étages de la rue du Cambout. Au sein du conseil des prud’hommes de Metz, peu de personnes osent évoquer « l’affaire ». « C’est tellement sérieux qu’on préfère attendre de voir ce qui se passe avant de s’exprimer », réagit discrètement un conseiller du collège employeurs.

Comme d’autres, il a entendu parler de la lettre adressée au président des prud’hommes et à l’ensemble des autorités judiciaires de Metz.

Une conseillère du collège salariés y dévoile comment, en janvier dernier, sa hiérarchie directe – un conseiller salarié président de la section «activités diverses » – aurait tenté d’influer sur une décision mise en délibéré.

« Quelques jours avant de rendre ce jugement, j’ai reçu à mon domicile un appel téléphonique du président de section qui m’a informé avoir pris connaissance du jugement, explique la conseillère. Il me précise qu’il est inadmissible que nous rendions un jugement aussi lapidaire, qui condamne des salariés du pôle thermal d’Amnéville. »

Dans ce courrier, la retraitée de la fonction publique poursuit en indiquant que ce président de section lui a demandé « avec insistance, de réunir à nouveau la composition afin qu’il soit dit aux deux conseillers employeurs que, nous, salariés, n’étions plus d’accord avec le délibéré et que le but était de faire changer la décision. »

Déstabilisée, la conseillère prévient aussitôt le vice-président du conseil des prud’hommes, Didier Clausse, pour lui faire part de son « indignation ».

Nouvelle surprise : « Il m’a confirmé être au courant des faits et m’a ensuite précisé que je devais me plier à la demande du président de section, car il est inadmissible qu’un conseiller salarié donne tort à des salariés. »

Malgré ces pressions supposées, le jugement n’a pas été modifié.

Défavorable à quatre employés du pôle thermal d’Amnéville, il a été rendu le 19 janvier, les condamnant à verser 90 000 € de dommages et intérêts à l’association du pôle du D r Kiffer.

Le vice-président nie
Contactée hier, la conseillère, en fonction depuis 2003, indique « tout assumer. Ce qui s’est passé ne correspond pas à mon éthique professionnelle, à ma morale et à l’idée que je me fais de mon devoir professionnel. Ma démarche a pour but que plus jamais, il n’y ait ce genre de manipulations très graves. »

Si elle n’a pas porté plainte, elle a demandé au président du conseil des prud’hommes de prendre des mesures (lire ci-dessous).

La théorie du complot
Didier Clausse, le vice-président ainsi mis en cause, explique de son côté n’être pas au courant de cette affaire : « Je n’ai pas été destinataire de ce courrier apparemment envoyé à plein de monde.

En revanche, ce qui est certain, c’est que je suis attaché à l’autonomie des conseillers et que pour moi, il n’y a jamais eu de pressions aux prud’hommes. »

Dans cette histoire, la seule personne satisfaite s’appelle Jean Kiffer. Informé du problème, le maire d’Amnéville a déjà déposé plainte auprès du procureur de la République pour intimidation, pression, extorsion, escroquerie à l’encontre d’un magistrat et pour violation du secret du délibéré.

Condamné près d’une centaine de fois aux prud’hommes par le passé, l’élu espère que « l’ensemble des procès soient révisés. Cela fait longtemps que je dénonce le complot qui me vise.

Cette fois, il explose sur la place publique.

Par ces jugements partiaux, ils ont détourné des centaines de milliers d’euros de l’entreprise amnévilloise : je compte bien qu’ils lui soient restitués. »



Kevin GRETHEN
Le Républicain Lorrain

mercredi 12 janvier 2011

Est Républicain.12.01.2011

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

mardi 14 décembre 2010

LETTRE DE M.LOUIS & M.VICHARD, DIRECTEURS DU ZOO D'AMNEVILLE

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

vendredi 10 décembre 2010

LETTRE OUVERTE AU PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D’APPEL DE METZ

Monsieur le Premier Président,

Décidemment j’aurai battu tous les records ! D’une peine symbolique en première instance, la Cour d’appel a prononcé une aggravation extraordinaire de la peine.

En prenant connaissance de la composition de la Cour, j’ai découvert avec la plus grande stupéfaction que le nom de famille de ma mère y figurait.

En effet, un des magistrats siégeant à l’audience n’est autre que la fille de mon cousin germain, en conséquence, un très proche membre de ma famille.

Ne s’agit-il pas là, Monsieur le Premier Président, d’un dysfonctionnement de l’institution judiciaire ?

La justice avait-elle besoin de faire siéger un magistrat de ma plus proche parenté pour me condamner ?

Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de former un pourvoi en cassation à l’encontre de cette décision.

Il vous appartient maintenant, Monsieur le Premier Président, de tirer les conséquences de cette situation.



Dr Jean KIFFER